dimanche 16 juillet 2017

SolangeBouffeTaCultureChallenge - 2017 - Trimestre 2 (2/2)


Livre

Le Déchronologue (Stéphane Beauverger, 2009)
Yo ho! Yo ho! Le Jolly Roger ricane des dents qui lui restent. Carnet de bord sur la flibusterie en mer des Caraïbes, le Déchronologue transpire du sabir haut en couleur des hommes qui sentent le sel et la poudre. Au cœur du dérèglement temporel qui fait converger galères et armada en un temps unique, les anachronismes s'installent et ne comptent plus partir. Le capitaine Villon, challenger dans la course d'un temps qui n'a ni queue ni tête, témoigne de cet incroyable bordel. Fort en gueule mais pétri de nombreux doutes, le bonhomme est de la trempe des intemporels qu'on aime à écouter. Babelio

Malevil (Robert Merle, 1972)
On est dans de la robinsonnade de groupes. Ravage de Barjavel m'avait affligé vu la pauvreté de l'écriture ; Robert Merle a l'air quant à lui de tenir sa plume. Une explosion atomique vient à décimer tout ce qu'il y a de vivant hormis quelque chanceux rescapés. On s’intéresse à ceux du domaine de Malevil ou comment la société, ses lois, ses mœurs se réorganisent durant l'après. Tentative de démocratie féodale, la nature humaine est telle que des belligérants émergent et mettent en péril le fragile équilibre qui se construit au chateau. C'est comme jouer à Age Of Empire, on est curieux de savoir quel niveau de civilisation on peut atteindre. Babelio


Cinéma

Paterson (Jim Jarmusch, 2016)
J'ai beaucoup aimé Only Lovers Left Alive (2013) pour sa langueur, son côté exsangue, l'anémie permanente qui est la veine même de l'histoire qu'il raconte. Je ne suis donc pas non plus déçu par le dernier métrage de son réalisateur. L'étrangeté y est différente comme si Paterson (la ville et l'homme) était figée dans un spleen que rien ne pouvait perturber. La poésie elle-même est une routine pudique et polie. Paterson n'a pas le besoin d'exister par le spectre d'autrui, il existe pour lui seul dans l'ombre discrète d'un Carlos William Carlos qui incarne Paterson. BA

Grave (Julia Ducournau, 2017)
Ça un petit goût de Cannibal Holocaust mais la viande est labellisée race française. A vouloir manger vegan, le rôti de porc recouvert de jus poulet s'invite comme le messie. Dans Grave, ni porc, ni poulet, mais de l'étudiante en vétérinaire qui fait son coming out alimentaire. Quand le sang vient à couler, les passions s'enfièvrent, sexe et viande rouge se mêlent en tartare. Grave est grave, jamais gras et encore moins rave. Toi qui grignote tes petites peaux, cette fiction est faite pour toi. Sinon reste sur ton tofu. BA



Expo/Spectacle

Les Gardiens de la galaxie Vol. 2 (James Gunn, 2017)
Je ne vais pas parler du film qui était un bon divertissement, servi d'une bande son qui pète, comme le premier a pu l'être. Parlons plutôt de la 4DX, l'expérience de cinéma absolue en exclusivité française au Pathé La Villette, qui a accompagné la séance. Passé le premier quart d'heure, les secousses font corps avec l'expérience (même si on a tendance à glisser du siège dans le feu de l'action). Notre odorat est chatouillé par l'humus du sous-bois. Le brumisateur réveille. Les éclairs stroboscopique et la fumée dans la salle sont par contre des saloperies inutiles. Bonne expérience qui nous ferait oublier ce qu'à pu être une séance de cinéma avant tout ça ! Review


Palais Idéal du Facteur Cheval, Hauterives
Situé non loin de Lyon, ça aurait été dommage que de se priver d'une visite dans ce monument de l'art naïf. C'est ludique, c'est rigolo, ouvrage d'un seul homme, Ferdinand Cheval, qui a érigé pierre après pierre pendant 30 ans, une oeuvre architecturale aux styles multiples. Moqué des notables du village pour l'incongruité de son rêve, le Palais Idéal est inscrit maintenant dans l'éternité. Grimé de messages ventant son abnégation, on s'interroge un peu sur le côté revanchard du bonhomme. Mais on oublie vite car le «défense de ne pas toucher» nous rappelle qu'il serait enfantin de ne pas retomber en enfance. Site



Série

13 Reasons Why : Saison 1 (2017)
C'est l'histoire d'une attention whore et d'un retarded qui fréquente le même college. L'une se suicide, le second prend un temps démesurément long pour comprendre why. Et c'est là tout l'enjeu de ce soap adolescent en milieu scolaire : cerner une à une les raisons de son geste. Entre messe basse, bullying, violences verbales ou physiques (voire agression sexuelle), contexte familiale ou scolaire qui se désagrège, la pauvre Hannah Baker va en prendre plein la gueule dans l'indifférence car oui elle se confie à personne. Clay va prendre à cœur de faire émerger les non dits et payer tous ces connards ! BA

dimanche 11 juin 2017

SolangeBouffeTaCultureChallenge - 2017 - Trimestre 2 (1/2)


Concerts

John Zorn et Dave Lombardo duo, Volac (Erik Friedlander), Three Preludes for piano (Steve Gosling) - 1 avril @ Musée du Louvre, Paris

J'aurais bien voulu m'investir un peu plus dans ce week-end car quelle opportunité incroyable pour aborder le mastodonte qu'est John Zorn ! L'oeuvre tentaculaire du jazzman à la musique inclassable colle bien avec l'esprit de cette balade parmi les reliques de civilisations antiques. On débute avec urgence par son free jazz volcanique qui décrasse les oreilles. S'en suit le violoncelle de Erik Friedlander qui pose des airs d'un folklore juif indéfinissable. Enfin Steve Gosling nous perd un peu avec le nombre remarquable de notes à déchiffrer sur ses partitions. Live

Vashti Bunyan - 13 avril @ Carreau du Temple, Paris
Dans la famille des dames folk des années 70 qui ont percé dans les années 2000 grâce aux internets, je demande Vashti Bunyan. Après avoir pu ajouter dans ma collection Linda Perhacs (Parallelograms, 1970 ; The Soul of All Natural Things, 2014) puis Emmanuelle Parrenin (Maison Rose, 1977 ; Maison Cube, 2011),  c'est la britannique connue pour Just Another Diamond Day (1970) qui y fait son entrée. Une rencontre unique pour témoigner que les années n'altèrent en rien la fraîcheur d'une passion musicale hors du temps. Live


Musique

Jacaszek - KWIATY (2017)
Après Treny, pièce d'orfèvrerie electro-acoustique que Michal Jacaszek délivrait en 2008, le musicien polonais n'a cesser de tourner en rond (Pentral, Glimmer), pour s'aventurer ensuite sur des terrains difficiles pour des oreilles non averties (Piesni). KWIATY a de Treny qu'il est racé et séduit par le romantisme d'outre-monde dont il est empreint. Les ambiances sont toujours aériennes, suspendues dans un entre-deux spectral. KWIATY n'a pas de Treny qu'il n'est pas Treny, il est autre chose. Chanson

Mount Eerie - A Crow Looked At Me (2017)
Il y a ce malaise comme quand la voix fantomatique de Lhasa surgit pour un duo sur le dernier album de Tindersticks (2016).  Phil Elverum convoque le corps sans vie mais encore tiède de sa femme Geneviève Castrée décédée d'un cancer du pancréas en juillet 2016. Le ton est crue voire factuel. Il égraine les souvenirs de son épouse comme on aborde la liste des courses. La douleur, quoi qu'on en dise est le meilleur matériaux, mon meilleur carburant, pour toucher juste. Ce disque remue des choses, tire des larmes car oui, cet homme aime sa femme. Chanson

Will Stratton - Rosewood Almanac (2017)
Etre originaire du comté de YOLO en Californie, survivre à un cancer des testicules et continuer à produire des albums d'une telle beauté, ça ne s'invente pas. Pour avoir donner pour son rétablissement, je ne regrette pas mon investissement. Blague à part, Will Stratton renoue avec la finesse de l'album qui l'a fait connaître : Post Empire (2012). Les arrangements subtils et la voix fragile de l'américain font du songwritting inspiré qu'est Rosewood Almanac un objet à entourer de toute la tendresse bienveillante qui est la notre. Chanson


Jeux-vidéo

Old Man's Journey (Broken Rules, 2017)
Familier du point'n'click, Old Man's Journey m'a dérouté au premier abord : ces magnifiques tableaux pastel, pensé-je, recèlent sûrement de nombreux trésors à bout de click ! Le jeu est en fait beaucoup plus modeste : sa mécanique nous fait redessiner les paysages et jouer des perspectives pour contourner les écueils, pas plus pas moins. La promenade est sereine et contemplative ; chaque halte est, par contre, l'occasion d'un flash-back nostalgique qui met en peinture des souvenirs, bons comme mauvais. Pudique et poétique, ce jeu est le soupire, grave de sens, du vieil homme à la barbe drue que nous serons un jour. Trailer

GNOG (Ko-Op Mode, 2017)
J'ai en affection les jeux du studio Vectorpark (Windosill, Feed The Head) tant pour la patte graphique que pour l'incongruité des énigmes auxquelles le joueur est confronté. Metamorphabet (2015) m'avait cependant laissé sur ma faim car trop orienté jeune public. GNOG n'est pas de Vectorpark mais c'est tout comme. Penser «out of the box » c'est bien, penser «out of the monster head», c'est en effet le défi que GNOG nous propose. Chaque tableau est un trip sous Ayahuasca qu'il faut apprivoiser : coloré, mélodieux, non sans rappeler les explosions orgastiques d'un Luxuria Superbia (2013) ! Teaser

What Remains of Edith Finch (Giant Sparrow, 2017)
Dear Esther (2012) était peut-être un peu trop sibyllin dans ce qu'il évoquait. Everybody's Gone To The Rapture (2015) manquait quant à lui, sans doute, un peu de rythme. Gone Home (2013) était, il faut le dire, qu'une grande maison vide. What Remains of Edith Finch balaye tout ces travers, transfigure le genre et propose l'expérience narrative ultime. Bienvenue chez les Fisher ! En plus d'amener le joueur sur une terra incognita narrative qui puisse son essence dans le réalisme magique, son support se ré-invente (bande dessinée, photographie, mini-jeu). Et surtout, car l'attente de la suite est réelle, l'ennui ne vient jamais.  Ce jeu est plus qu'un chef d'œuvre mais est une constellation de coups de génie. Trailer

lundi 20 mars 2017

SolangeBouffeTaCultureChallenge - 2017 - Trimestre 1 (2/2)


Concerts

Mitski - 21 février @ Théâtre Les étoiles, Paris

J'ai longtemps assimilé Mitski à Annie Clark. S'en est fini à partir de maintenant : Mitski remplace Annie Clark dans mon cœur ; Mitski devient une entité à part entière. Ça et le fait que Annie Clark, malgré les propos qu'elle a pu précédemment tenir dans une de ses vidéos, ne m'aimait en fait pas pour de vrai ! C'est Cara Delevingne qu'elle aimait ! Blague à part, Mitski est une chouette fille, qui a une présence scénique hors norme. Un peu mystérieuse, elle dégage à la fois noblesse et sensualité. A sa vue, je redeviens un adolescent bourgeonnant qui vit sa deuxième puberté. Live

Nosfell - 18 mars @ Musée Guimet, Paris
Ce concert a bien failli terminer dans la liste des événements manqués. Je m'étais convaincu que les applaudissements que j'entendais en sourdine depuis l'expo Kimono, Au bonheur des dames étaient pour une quelconque première partie. Enfin, on arrive pour Mindala Jinka et l'honneur est sauf. Borborygmes rigolos et chant aux multiples facettes, Nosfell joue avec sa bouche comme il bouge avec son corps : sa virevolte est féline, quoi qu'on en dise, les statues khmer ont eu chaud à leurs fesses. J'oubliais, bienvenue en Klokochazia ! Live


Spectacle/Expo

Musée Cinéma et Miniature @ Lyon
Après un passage obligé à la villa des Frères Lumières (et son magnifique jardin d'hiver), à Lyon, ville historique du cinéma, la next step consiste en la visite du musée dédié au septième art. Regroupant une myriade d'objets originaux issus de tournage (fat Guizmo, reine Alien robotisée, tricératops de Jurassic Park, etc), la collection s'axe principalement sur les coulisses des effets spéciaux, les décors ainsi que les costumes. Y est accueilli aussi une exposition des décors et figurines du rafraîchissant «Ma vie de courgette», film d'animation où les personnages ont des si grosses têtes qu'on se demande comment ils ont pu enfiler leur t.shirt ! Lien

Paris Face Cachée : Bois d'amourette, Le mystère du paquebot blanc, Moteur. Ҫa tourne. Action.
Il y a un seul moment dans l'année où je fais preuve d'autant de concentration, c'est lors de l'ouverture de la billetterie de Paris Face Cachée. Pour cette édition, c'est La Bonne Graine, école d’ameublement qu'on investira. L'occasion d'une initiation à la marqueterie où je fabriquerais un magnifique damier mi-cèdre blanc mi-wengué. Découverte de l’intérieur art déco de la piscine Molitor pour un escape game un peu chaotique. Ensuite, flânerie studieuse avec Juliette Dubois de Ciné-Balade pour en apprendre plus sur le 16ème arrondissement comme lieu de tournage. Enfin, on investira la salle de projection du Majestic Passy pour découvrir le métier de projectionniste. Lien

Antique Parc @ Musée gallo-romain de Fourvière, Lyon
Chouette idée que de proposer en fin exposition une synthèse de la collection permanente tout en cases et en bulles. B-gnet, dessinateur de bande-dessinées lyonnais, y dévoile des planches de son futur effort. Antique Parc où quand la colline de Fourvière devient le siège de manipulations génétiques pour faire revivre l'homo romanus ainsi que son panthéon d'instables divinités. Comme le parc de son homologue hollywoodien, on peut s'attendre à que tout ne se passe pas comme prévu. De quoi valider les connaissances acquises sur Lugdunum et son jardin archéologique. Lien


Jeux-vidéo

Resident Evil 7: Biohazard (Capcom, 2017)
Depuis le reboot du premier volet sur GameCube, je n'avais jamais osé replonger dans la licence. Je me souviens maintenant pourquoi : c'est évidemment trop traumatisant. Même si ça réveille le Stéphane Plaza qui est en moi, y a bien que quand sonnent les notes des save room que je me détends. Qu'à moitié quand on jette un rapide coup d’œil au peu de soin et de munitions qu'il nous reste tant il nous fait douter qu'on va réussir aller au bout du survival. Scénario aux petits rognons merveilleusement référencé (Saw, Blair Witch, Massacre à la tronçonneuse, etc), je crois que je vais poser un petit arrêt maladie pour m'en remettre. Trailer

Night In The Woods (Finji, 2017)
Ce jeu est verbeux, parfois pas drôle, ennuyeux souvent. Il y a cependant un quelque chose qui y ronronne, non pas parce que l’héroïne est une chatte mais parce qu'il convoque une époque, un souvenir. Celui de la fin de l'adolescence, cet entre-deux aigre-doux où l'on se cherche. Pendant ce temps, l'enfance qu'on a pu connaître évolue sans nous. Ce jeu est une madeleine de Proust au goût connu et rassurant. Puis sans crier gare, vient ensuite cette saveur inédite du fait de la redécouverte et l'expérience, l'umami, long en bouche, qui ouvre sur de nouvelles perspectives. Trailer

Hidden Folks (Adriaan de Jongh, 2017)
Si on me demande où est Charly, je répondrais sans hésiter «au golf !». Hidden Folks reprend le concept du célèbre Waldo, bonnet-marinière rouge et blanc, qui a pour principal passe-temps de se fondre dans le décors. C'est que les tableaux de Hidden Folks, en plus de fourmiller en détails rigolo dessinés main, s'animent et prennent vie. De quoi précipiter une prise de rendez-vous chez l’ophtalmo. Les bruitages sont tous fait à la bouche, ce qui rend le tout très attachant. Enfin dernier argument et non des moindres, c'est le seul jeu où on peut poker des crocodiles ! Trailer

dimanche 19 mars 2017

SolangeBouffeTaCultureChallenge - 2017 - Trimestre 1 (1/2)


Série

Stranger Things : Saison 1
Je ne suis pas étonné qu'il se passe encore des trucs chelou dans l'Indiana (depuis Marshall et Simon). Stranger Things, c'est le revival eighties qui joue la carte de la nostalgie pour toi qui a connu les walkman et les tubes de smarties. Quant au scénario, c'est surtout ultra-référencé : impossible de ne pas s’apercevoir du copier/coller de Beyond: Two Souls de David Cage (qui s'est lui même inspiré de Stephen King). Ça n'apporte pas grand chose au schmilblick à part de nous caresser dans le sens du poil. Et puis ces références à Ghost Buster pour la prochaine saison présagent de chouettes réjouissances ! Trailer

Before : Saison 3
Paul Paulsen est toujours dans la place. Après quelques errements sur Youtube à forcer le buzz, il revient à l'essence même de ce qu'il aime faire : du cinéma putain. Avec son ami de longue date Camille/Clément/Victor (plutôt indécis le garçon) ainsi que Chloé et Romain : le trouple poursuit ses errances apéritives maintenant au grand air. L'écriture, toujours aussi loufoque, nous emmène Sur la route. Mais c'est surtout, l'intelligence de la production qui vient transcender les barres de rires : Before sait nous toucher, Before a atteint le next level shit ! Episode



Cinéma

Jodorowsky's Dune (Frank Pavich, 2014)
C'est incroyable de penser que le Dune de Jodorowsky m'a amené bien plus loin que le Dune original (de Franck Herbert, j'entends). J'ose espérer qu'un jour soit aussi documenté l'aventure humaine autour du kickstarter pour le film sur La Horde du Contrevent de Alain Damasio. Tout comme Dune de Jodorowsky, The Windwalkers a rassemblé et fait l'objet d'un codex détaillant son univers. Moins exaltant dans les faits pour ce dernier, ces deux aventures ont cependant en commun ce rêve coruscant, cette vision exaltée, tellement ambitieuse qu'on en oublierait les basses réalités qui feront tout merder. BA

Dans la peau de John Malkovich (Spike Jonze, 1999)
Je savais d'avance que ce film allait me séduire car Charlie Kaufman (Eternal Sunshine). Ensuite parce que même s'il est un peu de guingois, parfois ridicule sur certaines scènes, ce long métrage a su m'amener dans un ailleurs. Une idée d'un cinéma qui tente des trucs qui sur le papier font grimacer mais une fois à l'écran te mette tout sourire. Apparemment, la monomanie du réalisateur ce sont les marionnettes qu'il met à l'honneur à l'écran (comme dans Anomalisa). Il les fait danser avec telle virtuosité que ça me ferait revoir mon jugement sur l'art mineur de mon ami Guignol. BA



Lecture

Dune - Le Cycle de Dune, Tome 1 (Frank Herbert, 1965)
J'aurais tellement voulu aimer. Que ce soit aussi viscéral et jusqu'au-boutiste qu'un Damasio. Et non, ce n'est pas le chef d'oeuvre tant attendu. L'univers a un potentiel alarmant qui reste survolé. L'écriture est pauvre, répétitive et aseptisée. Autant de lacunes qui se subiront moins à l'écran dans l'attendu remake de Denis Villeneuve (Premier Contact). J'espère y trouver ce que je n'ai pas trouvé dans livre de Franck Herbert : de la survie en milieu hostile, des scènes épiques, des réflexions métaphysique de haute volée. J'ai bon espoir que ça sera plus intéressant que l'original car je cerne mal l'engouement qui a pu se créer autour. Babelio

L'Affaire Arnolfini (Jean-Philippe Postel, 2016)
Van Eyck, tout comme Trump, est principalement connu pour l'admiration qu'il porte à Poutine. En effet, dans le portrait dit des Epoux Arnolfini, il le représente. Voila le genre de secret qu'on ne retrouvera pas dans cet essai concernant l'énigme du célèbre tableau du peintre belge. Un peu déconcertant car n'ayant pas de trames narratives à la Tracy Chevalier, L'Affaire Arnolfini se lit comme un rapport d'enquête. Sans louvoiement, chaque symbole du tableau est passé au crible d'un examen poussé mis en perspective avec des éléments de contexte socio-historique. A vous de résoudre le mystère qui plane autour du célèbre couple ! Babelio



Bande-dessinées

Maus : L'Intégrale (Art Spiegelman, 1986-91)
On a beau se documenter sur le sujet, ce n'est qu'à travers un travail de catharsis à la première personne qu'on prend la pleine conscience de ce que fut cette réalité. Le caractère laudatif de la critique ne s'est pas fourvoyé sur le cas Art Spiegelman, tant sur moi, Maus a eu la violence de l'impact d'un Fils de Saul. Le ton donné par les échanges du couple père-fils est parfois un peu badin, par contraste, cela ne fait que démultiplier le caractère tragique de ces histoires de petites souris. Maus est aussi un essai sur la création de part la mise en abyme qu'implique le travail de mémoire de l'auteur. Planche

Un océan d'amour (Grégory Panaccione, Wilfird Lupano, 2014)
J'ai un point commun avec le petit héros en marinière, c'est que je n'ai pas en affection les boîtes de sardines. Ça fait enfler mon gros doigt de pied. Un océan d'amour est une aventure loufoque qui nous rappelle que l'amour c'est beau et que l'océan il est cra-cra. Roman graphique qui ne se cache pas quant à sa composition (de l'amour, de l'océan et des bigoudènes). C'est une aventure muette avec moult mouettes aux péripéties burlesques qui font pétiller des personnages haut en couleur. Le dessin de Panaccione est expressif, clair et cinématographique. Longue vie au beurre salé. Planche

vendredi 30 décembre 2016

TOP (c) 2016 : Expo/Spectacle/Théâtre


1. Amok, Théâtre de Poche-Montparnasse
2. Paris Face Cachée : Le roi en son royaume, Cimetiere du Pere Lachaise, Paris
3. Prosopopées: quand les objets prennent vie - Le 104
4. Persona, Étrangement humain - Musée du quai Branly
5. Conférence 'Moondog à travers le XXe siècle' Amaury Cornut - 26 mai @ Médiathèque Musicale de Paris
6. Le Douanier Rousseau. L'innocence archaïque - Musée d'Orsay, Paris
7. Demeure de Corsaire - Hôtel Magon, Saint-Malo
8. Anna Karénina, Théâtre 14, Paris
9. Par-delà les marronniers, Théâtre du Rond-Point Paris
10. Dans la chambre des merveilles - Musée des Confluences, Lyon
11. Les Catacombes de Saint-Calixte, Rome
12. Paris Face Cachée : Les empereurs du 7ème art, Fondation Jérôme Seydoux-Pathé
13. Autoportraits, de Rembrandt au selfie - Musée des Beaux Arts de Lyon, Lyon
14. Musée archéologique d'Héraklion, Crète
15. Parc du Radôme, Pleumeur-Bodou


Top Escape Game/Jeu d'équipe :

1. La Prophétie Maya (Mystery Escape) - 58min (équipe Miroir bleu)
2. Crime au Cabaret (Escape Hunt) - 43min (équipe ?)
3. Koezio - 99,3% de cohésion (équipe Les belles barbes)
4. Le Cachot de la Bastille (Gamescape) - 50min (équipe Paris à l'heure)
5. Jeu de piste Marais a Paris Sion (QVP) - score nul (équipe Semi-moelleux)

Envie (2016) : Tenue correcte exigée, l'expo aux Arts Décoratifs, Walt Disney au Musée Art Ludique, Le Grand Orchestre des animaux, l'expo à la Fondation Cartier, Présumées coupables 14e-20e siècle - Archives nationales

TOP (c) 2016 : Cinéma


1. Anomalisa (Charlie Kaufman)
2. Le Garçon et la Bête (Mamoru Hosoda)
3. Premier Contact (Denis Villeneuve)
4. The Revenant (Alejandro González Inárritu)
5. Room (Lenny Abrahamson)
6. Conjuring 2 : Le Cas Enfield (James Wan)
7. Jodorowsky's Dune (Frank Pavich)
8. Captain Fantastic (Matt Ross)
9. Zootopie (Byron Howard)
10. Rogue One : A Star Wars Story (Gareth Edwards)
11. Passengers (Morten Tyldum)
12. The Strangers (Na Hong-jin)
13. Ave, César ! (Ethan Coen)
14. Café Society (Woody Allen)
15. The Witch (Robert Eggers)


Rattrapages

1. Le Fils de Saul (László Nemes, 2015)
2. Trois souvenirs de ma jeunesse (Arnaud Desplechin, 2015)
3. Conjuring : Les Dossiers Warren (James Wan, 2013)
4. Summer Wars (Mamoru Hosoda, 2009) 
5. Les Vacances de M. Hulot (Jacques Tati, 1953)
6. Notre petite sœur (Hirokazu Kore-eda, 2015)
7. Les Croods (Chris Sanders, 2013)
8. La Reine des neiges (Chris Buck, 2013)
9. Le Tout Nouveau Testament (Jaco van Dormael, 2015)
10. Mon roi (Maïwenn, 2015)

Envie (2016) : Le bois dont les rêves sont faits (Claire Simon), La Loi de la jungle (Antonin Peretjatko), Ma Vie de Courgette (Claude Barras), Divines (Houda Benyamina), Marie et les naufragés (Sébastien Betbeder), Kaili Blues (Bi Gan), Toni Erdmann (Maren Ade), Elle (Paul Verhoeven), Your Name. (Makoto Shinkai), Juste la fin du monde (Xavier Dolan)

TOP (c) 2016 : Musique


1. Deakin - Sleep Cycle
2. Marc Morvan - The Offshore Pirate
3. Mi and L'au - Four Pair Of Wings
4. Zammuto - Veryone EP
5. Harleighblu X Starkiller - Amorine
6. Kelsey lu - Church
7. Mitski - Puberty 2
8. Nicolas Jaar - Sirens
9. Stranded Horse - Luxe
10. Yama Warashi - Moon Zero EP
11. Mocke - St-Homard
12. Melanie De Biasio - Blackened Cities EP
13. Saåad - Verdaillon
14. Boyarin - Boyarin
15. Johann Johannsson - Orphee


Rattrapages

1. Peter Kernel - Thrill Addict (2015)
2. Moriarty - Gee Whiz But This Is a Lonesome Town (2007)
3. Jacques - Tout est magnifique EP (2015)
4. Murcof - Martes (2002)
5. Salvia Palth - Melanchole (2013)


Concerts

1. Moondog (Ensemble Minisym, Orchestre de l'Opéra de Lyon) - 11 juin @ Les Nuits de Fourvière, Lyon 
2. Peter Kernel - 14 décembre @ Le Batofar, Paris
3. Empress Of - 8 juin @ Pop Up du Label, Paris
4. Malicorne - 17 mars @ Bibliotheque Historique De Paris, Paris
5. Flotation Toy Warning - 10 novembre @ La Maroquinerie, Paris
6. Fidlar - 13 juillet @ La Maroquinerie, Paris
7. Floating Points - 4 juin @ We Love Green, Paris
8Other Lives - 29 février @ Le Cabaret Sauvage, Paris
9. Stranded Horse (quintet) - 11 février @ Le 104, Paris
10. Grimes - 4 mars @ Le Trianon, Paris
11. Jagwar Ma - 19 novembre @ La Cigale, Paris
12. Shame - 13 juillet @ La Maroquinerie, Paris
13. Jóhann Jóhannsson - 6 décembre @ Alhambra, Paris
14. Ensemble de Caelis (Le Livre d'Aliénor) - 15 avril @ Eglise des Billettes, Paris
15. Lefkès - 14 avril @  L'International, Paris